Voyage à Nice

27-03-15

Étang de Berre

etang de berre 1

Monaco

monaco 4b

monaco 5b

monaco 2b

monaco 3b

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Nice, vue de l’hôtel :

promenade des anglais

nice promenade des anglais 1


28-03-15

Un tour au casino

 Il se fait tard après une longue journée, il faut s’habiller élégamment, et je ne veux pas y traîner éternellement, encore moins parier de l’argent. Quand on est étudiant et qu’on reste raisonnable, ce genre de folies, pour “faire comme les riches, faire comme les grands ”, ça me semble ridicule. On finit par me convaincre d’aller au casino. J’y vais aussi par curiosité : à quoi donc peut bien ressembler ce genre de lieu, en vrai ?

L’endroit ne paye pas de mine. Bas de plafond, presque mal famé, on y fait vérifier notre carte d’identité avant d’échanger un maigre billet contre un seau contenant à peine quelques jetons. Les machines qui s’y trouvent semblent lourdes, maladroites, et la clientèle peu avenante. L’ambiance est dérangeante d’emblée. Je suis mon ami, ne sachant où aller, où mettre les pieds. Il me propose galamment de partager quelques jetons. Le visage dénué de toute expression, je me contente de jouer sur une machine à trois rouleaux, avec des gestes presque mécaniques. On entend, parfois, quelqu’un gagner le jackpot sur une autre machine, et le bruit long et régulier des jetons qui n’en finissent pas de tomber. Sur les vingt jetons de départ, je parviens à gagner, sur de plus grosses sommes, une fois soixante jetons, une fois cinquante, puis encore soixante. Je dissimule une certaine rougeur et de la fierté derrière un air impassible. Mon ami me regarde jouer, car lui a moins de chance. Je partage mes pactoles avec lui.

 Les exclamations déçues ou heureuses, le bruit incessant des jetons, des jackpots qui s’écoulent tout près, l’excitation des gains poussant à miser toujours plus, tout cela contribue à me faire jouer mes jetons jusqu’au dernier, dans l’espoir de décrocher une somme toujours plus grande, à échanger contre de l’argent. Malgré quelques maigres victoires, toujours sur la même machine et le visage inexpressif, je joue tout. Pas trop triste, puisqu’on n’a mis que dix euros dans cette expérience pour découvrir à quel point elle est vicieuse. Je suis presque physiquement révulsée par le malin système, qui joue sur notre désir de gains faciles pour mieux nous plumer, nous confinant dans un petit espace, donnant un côté “chic” et “in” à cette invention génialement cruelle. Faut-il être riche et oisif, ou s’en donner les airs, pour venir perdre son argent ici ! Ou bien, faut-il en avoir à n’en savoir que faire.

 Le reste du groupe, après avoir perdu tous leurs gains eux aussi, s’asseoit dans un coin pour consommer des cocktails hors de prix. Comme si cela ne suffisait pas de dépenser dans des machines à sous, il faut compléter la sortie par d’autres dépenses. Mon ami me raccompagne la première à l’hôtel, je ne supporte plus le bruit, la tension de la grande pièce basse de plafond, l’envie de gagner. Et pourtant, une fois qu’il sera retourné au casino, comme conducteur, les autres, sans plus d’argent à miser, redevenus tout à coup des étudiants fauchés, retombés dans la triste réalité, l’attendront bien sagement sur le palier.


29-03-15

Tourettes s/ Loup

tourettes sur loup